Les pouliches : apprentissage – 30 janvier 2008
Cela fait un peu plus d’une semaine que les filles ont leur licol sur le nez. Pas de problème pour les mettre : je l’attache autour de l’encolure (après qu’elles l’aient vu et senti), la muserolle ouverte ; ensuite séance de pansage (elles adorent) ; ensuite je passe leur nez dans le licol que je referme au niveau de la têtière, muserolle toujours pendante. Poursuite du pansage. Enfin je ferme la muserolle, comme si cela faisait partie du pansage. Tout cela tranquillement, sans se presser (sinon ça sent le piège !).
Hier soir : premier contact avec la longe d’attache. Je leur fais voir, les laissent la sentir et leur montre ce que la longe peut faire : roulée ou déroulée, l’aspect change et étonne !
Ensuite j’accroche le mousqueton au licol de Tigane et garde le contact avec elle via la longe. Tigane s’inquiète un peu. Je la rassure, « tout va bien, tout est normal, pas de raison de s’inquiéter, c’est juste une chose nouvelle que je te propose de faire ». Elle fait quelques pas pour s’éloigner de cette situation qui l’inquiète (on le serait à moins : se retrouver relié, attaché, alors qu’instinctivement le seul moyen de survie est de pouvoir fuir), je la suis en tenant la longe. C’est inquiétant pour elle, la longe pendouille ou tire légèrement sur le licol, donc sur sa tête, quand elle se déplace. Je la rassure à nouveau, lui laisse voir et sentir la longe et lui caresse la tête et l’encolure. Elle me papouille le visage comme à son habitude. Je poursuis encore quelques minutes de cet exercice de prise de contact avec Tigane, et je passe à Tania.
Tania, elle, s’interroge en voyant que cette longe part de sous sa tête, et la relie au deux-pattes que je suis. Elle reste près de moi, n’essaie pas de partir. Elle se déplace, je la suis. Au bout de quelques minutes, je lui propose de refaire l’exercice que je n’avais fait qu’avec elle la semaine dernière : avancer de 2-3 pas si j’exerce une légère traction sur le licol, avec le but d’attraper la poignée de foin que je garde dans mon autre main. Tania se prête au jeu et avance à trois reprises de quelques pas pour me suivre en sentant la traction de la longe et au son de ma voix, sans qu’il y ait du foin à attraper. J’arrête là l’exercice.