Les moustiquaires
C’était une bonne idée pourtant, la moustiquaire pour les chevaux. Plus de mouches agglutinées à leur sucer le coin de l’œil, plus de tête à secouer dans l’espoir illusoire de faire partir les bestioles. J’en ai donc pris trois pour l’été (oui ça date, je sais on est en automne, mais j’ai eu la flemme d’extraire les vilaines photos de mon téléphone depuis – faut dire qu’elles sont vraiment de piètre qualité).
Donc, me voilà avec mes trois cagoules en peau de garde-manger sous le bras, direction Ptit Loulou et les deux crapotes. A mon grand étonnement, ils attendent leur tour pour avoir la leur et se montrent étonnement coopératifs. Pourtant, enquiller un truc sur les oreilles de mon petit vieux ne promet à priori pas que du bon temps. Là, impec, pas bronché.

A croire qu’ils ont porté une moustiquaire toute leur vie.
Après quelques jours pourtant, je commence à retrouver les loulous tête nue. Bon, je parcours le pré en long et en large (1,5 ha, ça fait les jambes) à la recherche des moustiquaires. Pas grave, j’ai dû mal les ajuster.
Rebelote. Pas grave, zont dû se frotter sur le sol.
Je les replace sur mes trois têtes à bêtises.
De plus en plus souvent. Je persiste.
Et puis un jour, je retrouve l’une des moustiquaires customisée d’un trou bien rond bien fait, placé judicieusement au niveau de l’œil. Plus loin, le morceau arraché.
A oui, ça colle bien.
Biiiiip Biiiiip Vous_avez_un_nouveau message_Biiiiip…
Bon, ok, je range les moustiquaires.