Sept à la maison, chat alors !
Il y a trois semaines de cela, j’arrive chez moi pour déjeuner. Au moment d’ouvrir la porte de ma maison, je me rends compte que le sac de sable que j’ai laissé négligemment au pied du mur depuis des mois, bouge tout seul. Et forcément, qui en sort ? Je vous le donne en mille : UN CHAT !
Pas un des chats dont je partage le territoire (i.e. ma maison), ni les chats des voisins. Non. Un autre chat, pas d’ici. Et forcément, il a faim. Et forcément il est en mode survie. Et forcément, après l’avoir laissé là un jour entier, après que les voisins l’aient nourrit chacun leur tour, après que bon, allez, tu aimes le lait de ferme avec de la bonne crècrème (c’est vrai ça fait fuir ça, le lait de ferme), et après t’as faim tu veux des bonnes croquettes, et après avoir prononcé la phrase fatidique « pôv’ti chat », et ben voilà. Sept.
Sept à la maison. J’ai 7 chats chez moi, mais pas le genre qui vient et qui repart, nan nan, le genre à demeure.
Nous l'avons appelé Azlan. Comme le lion dans Narnia. Il a une vraie p’tite tête de lion. Sauf qu’il est minuscule. Je l’ai emmené chez la véto pour un check-up (d’ailleurs, Azlan, merci pour le concert de Calimero dans la voiture, quoique d’habitude j’ai plutôt droit aux Cœurs de l’Armée Rouge avec les plus grands), pensant avoir affaire vu sa taille et sa p’tite voix, à un chat de 4-5 mois (quoique plutôt bien couillu pour cet âge-là, le bougre). Que neni ! Un an ! Si c’est pas la meilleure tactique pour se faire adopter ça, se déguiser en pôv’ch’ti chat ! Donc inutile de chercher des noms en « B », pour lui c’est « A ». A comme Azlan.
Inutile aussi de préciser le résultat de mes recherches de son ancien foyer via les petites annonces : TROUVE, quartier XXX, jeune chat gris tigré, entier, sans tatouage. Ahahah. Je me suis même demandée si on ne l’avait pas déposé volontairement dans notre sac de sable…
En tout cas, une fois la période de présentation avec les autres passée (j’te crache dessus, tu m’craches dessus, on se renifle le numéro, on s’recrache dessus, comme ça pendant une ou deux semaines), tout le monde se remet à jouer à cache-cache, à la bagarre (pour de faux bien sûr), au chat et à la souris. C’est étonnant de les voir évoluer tous ensemble : chacun a sa place dans le groupe, et à partir du moment où le petit dernier a bien compris ça et rentre dans le rang, tout se passe bien.
Mais combien de nouveaux chats le groupe est-il prêt à accueillir ? Parce qu’à raison d’un ou deux nouveaux chats tous les 2 ans, ça va finir par faire du monde…
Je n’ai pas encore de photos d’Azlan dans