Raid diurne dans le placard à croquettes

J’arrive, il est 12h30. Une heure pour déjeuner, top chrono. Comme d’hab j’ouvre la porte d’entrée en préparant le blocage de Virgil qui va forcer le passage pour sortir. Tiens, nan. Pas de Virgil. Je rentre, bonjour à … 6 chats. Sur 7. Aaahh, ba Virgil, avachi sur le canapé, pas le courage de se lever. Pas l’air malade pourtant. Nan. L’air même plutôt satisfait. Bizarre. Bon, pas le temps ce midi de chercher plus loin. Vite dans le garage, direction le placard à croq… Arrgh… QUI A FAIT CA ?! Le placard a de grosses portes coulissantes qui ne coulissent pas très bien. Une des portes est pourtant ouverte d’une dizaine de centimètres, le sac de sciure de Miss Biscotte, déchiqueté et à moitié sorti du placard, ayant de toute évidence servi de levier. J’ouvre la porte. A l’intérieur, le seul paquet de croquettes qui n’avait pas encore été transvasé dans une boite en plastique hermétique, est lacéré et vidé. Y en a partout, des croquettes, particulièrement dans les rails des portes coulissantes. Je sens que je vais m’amuser à les y déloger… Et là je retourne dans le salon et je regarde Virgil. Il a changé de place. Vautré sur l’arbre à chat devant la boite-à-cancans (la fenêtre qui donne sur la rue), il essaie de trouver une position confortable à son effectivement gros bidon. Je ne lui ai jamais vu un air aussi satisfait, et pourtant il est très souvent satisfait de lui, ce chat.
Là, ce qui m’inquiète, c’est le « jamais deux sans trois » !