Jeux de chats
Hé ben nan, pas du tout adoré, le bide même. Par contre, la boulette de papier que j’avais faite avec le jour d'avant de mon éphéméride, volée dans la corbeille, a donné lieu à des courses poursuites infernales dans le salon. Ah la boulette de papier (ou de papier aluminium, ça marche aussi), quelle merveille : la vitesse de déplacement – changeante selon la force du coup de patte-, le bruit qu’elle fait quand elle roule, son poids plume… Elle a toutes les qualités d’une belle vraie fausse proie. Vénus ma petite précieuse s’en donne à cœur joie en ce moment, et chose inédite, elle nous met à contribution pour la lui lancer. Elle nous la ramène fièrement, la dépose devant nous et pigne pour qu’on la relance.
Toujours dans le genre « pourquoi se ruiner » : le bouchon de liège attaché au barreau de chaise avec une ficelle. Quelle merveilleuse invention quand même. Un coup de patte, zou, le bouchon s’envole… mais il revient l’effronté. Recoup de patte, et rezou. Il s’entortille autour du pied de chaise, puis se désentortille et revient encore virevolter à portée de patte. Le liège, un bonheur pour croquer dedans et faire grincer ses dents. Les griffes s’y accrochent avec efficacité. Un jeu parfait quoi !
Encore une merveille de pas cher et fabuleusement ludique : le tournicoton. Je ne pense pas que tournicoton soit le vrai nom de la chose, mais ce mot me semble assez ludique pour bien l’illustrer. Il s’agit en fait des attaches qui maintiennent les fils d’alimentations de tout appareil électrique. Pilou en est dingue. Il les chasse, les trimbale, les envoie valdinguer. Il va même les piquer dans les tiroirs restés entre-ouverts. Le soir, on l’entend pousser des cris brefs, caractéristiques, qui annonce son arrivée, un tournicoton dans la gueule. Il le pose devant nous pour qu’on le lui lance, ou il repart et nous laisse le fruit de sa chasse en cadeau.
Bon, les petites souris multicolores du commerce remportent quand même un franc succès…