Les pouliches : apprentissage – 10 février 2008
C’est Urlevent qui commence ce weekend la séance de travail. J’utilise désormais une longe de travail, qui offre plus de possibilité de part sa longueur que la longe d’attache.
J’emmène Urlevent loin des pouliches. Autant hier elles faisaient les folles autour de nous (galops, sauts de mouton, coups de cul), autant aujourd’hui elles restent près du sas (c’est par là que les repas arrivent…).
J’arrête mon petit bonhomme et lui fait faire différents exercices : la longue qui lui passe partout sur le corps, le sac plastique aussi. Il est inquiet pour le sac, bouge un peu, mais sans plus.
Nous repartons au pas, puis au trot. Quelques tours en cercle au trot, mais pas trop longtemps, car ce petit retraité n’a plus travaillé depuis pas mal de temps et il n'est pas question de lui faire retrouver la forme de ses dix ans, mais de partager des activités avec lui.
Nous retournons tranquillement au point de départ. Je fais le test de le laisser à quelques mètres du sas, la longe pendante à ses pieds, le temps d’aller chercher la râpe pour rafraichir un peu ses pieds. Il ne bouge pas et attend que je revienne. Passer la râpe avec une pouliche qui essaie de choper ma pince à cheveux et l’autre qui me pique mes outils, n’est pas chose facile. Il est grand temps que nous fassions un grand sas en bois à l’entrée pour pouvoir y œuvrer tranquillement !
Au tour de Tania. Je constate qu’il est nettement plus facile de travailler avec cette grande longe. Tania me suit assez facilement. Elle s’arrête souvent, parfois pour choper une touffe d’herbe (mais là, nous sommes au travail, donc on ne mange pas), ou pour je ne sais encore quelle raison. Dans le deuxième cas, je la précède et m’accroupis en bout de longe face à elle. Je lui demande de venir, en tirant légèrement sur la longe. Elle vient me rejoindre et nous repartons. Je lui fais le test de la longe qui lui court partout sur le corps, puis le sac plastique. Placidité totale !
Elle a un peu plus de mal à s’éloigner de sa sœur, qui finit par nous rejoindre pour vampiriser notre travail, impossible de s’en défaire. Décidément, il va falloir penser à faire quelques aménagements dans la prairie pour isoler ceux qui ne travaillent pas.
Je prends ensuite la miss Tigane. Depuis hier, elle me suit plus facilement, mieux même que sa sœur. Je fais les mêmes exercices de la longe et du sac plastique qu’elle essaie par tous les moyens d’attraper et de manger ! Pas un brin d’inquiétude de toute évidence. Elle joue beaucoup avec le mousqueton de la longe.
S’éloigner de sa sœur ne la gêne pas. J’amorce un virage pour revenir tranquillement vers le point de départ. Tigane s’arrête : comme pour sa sœur, je refais l’exercice de me mettre en bout de longe. Elle s’approche mais bifurque à trois mètres de moi et part au petit galop, façon cheval à bascule. Je lâche la longe. Elle s’arrête vingt mètres plus loin, fait demi-tour et m’attend. La chipie n’a que 10 mois, de l’énergie à revendre, et n’est décidément pas la dernière pour s’amuser.
Je la rejoins, je ne dis rien et j’en profite pour transformer la situation en exercice, la longe étant par terre, je la récupère en la faisant glisser entre ses jambes. Pas de réaction de peur. Nous repartons et terminons l’exercice.