Urlevent au secours de Tigane
Hier soir, en arrivant au pré, je ne vois que deux chevaux : Urlevent et Tania. Ah, si je vois Tigane, mais la miss est dans la friche inextricable qui longe la prairie. Forcément, la demoiselle ne sait pas revenir, et je comprends pourquoi : autant il avait été facile de passer la clôture de rubans vu que j’avais oublié de remettre le jus dessus, le talus pas de problème non plus, par contre les deux rangs de barbelés qui clôturent la friche, là, c’est plus difficile. J’imagine qu’une touffe d’herbe a entrainé la tête qui a entrainé une jambe qui a entrainé une seconde jambe et ainsi de suite jusqu’à ce que toute la pouliche se retrouve de l’autre côté.
Bon, au bout de quelques efforts et d’une panique grandissante de Tigane séparée des deux autres, je décide de tout couper, et en poussant ses fesses rebondies je fais repasser la chipie du bon côté.
Le plus intéressant dans cette histoire, c’est ce qu’il s’est passé quand je suis arrivée : je rentre dans le pré et commence à me diriger vers l’endroit où est Tigane. Urlevent est derrière moi et trépigne. Je saisis son licol naturellement, et il m’emmène littéralement jusqu’à Tigane en difficulté. Il marche de plus en plus vite, jusqu’à trotter, tout en veillant à ce que je suive le rythme et sans m’arracher le licol des mains, tout ça sur une bonne cinquantaine de mètres. Dès que l’on arrive près de la clôture, il bifurque et repart. Une fois le problème résolu, pas question de le toucher, of course.
Il est vraiment plein de surprise ce petit cheval...