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Apostrophe, tu connais Mac Gyver ?!

Publié le par Pupucefreewoman

J’arrive hier soir au pré et je donne à manger aux chevaux : au menu à nouveau des granulés, bien que l’herbe soit suffisante, mais le véto m’a donné des sachets d’anti-inflammatoires à leur donner. Et oui mes vieux pépères, vu leur grand âge, font partie du club des T’as-mal-où, et des galops effrénés cet hiver dans un pré boueux et détrempé, ça fait boiter...

Je vais ensuite désemberlificoter les chèvres qui adorent s’emberlificoter la corde dans la haie d’épineux. Et là, ba, Apostrophe est détachée ! Toute contente elle sort de la haie près de Miss Daisy et vient vers moi pour demander une friandise. Bon, là quand même, je me dis comment a-t-elle fait ?? Au bout de la corde, plus de mousqueton. C’est un mousqueton que j’avais acheté dans un magasin de sport multidisciplinaire, un mousqueton spécial en alu qui s’actionne facilement (pourvu qu’on appuie au bon endroit) mais dont l’ouverture est sécurisée par une bague qui se visse… Alors là, j’avoue que, fortiche la miss Apostrophe ! Elle a dû voir la série Mac Gyver, c’est pas possible autrement !

Bon, au moins, elle ne s’est pas éloignée. Mais au fait, si elle pouvait déambuler à sa guise, elle est allée voir Miss Daisy d’accord, mais elle est peut-être allée voir Rikiki aussi ! Et des fois qu’elle serait en chaleur… Ah bravo.

Publié dans Chevaux au pré

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L'arrivée de Rikiki

Publié le par Pupucefreewoman

L’arrivée de Rikiki

Un bouc nain bientôt privé de son pré ? Mêêê nan mêêê nan, il vient chez nous !

Samedi : super il fait beau. Je prépare un petit enclos en prévision du nouvel arrivant : des piquets de bois, du grillage à mouton et du fil de clôture électrique. Je  sépare l’abri des chevaux en deux et dégage une ouverture qui donne direct dans l’enclos. Il est petit, cet enclos, mais tout à fait extensible. Je pare au plus urgent.

Dimanche : rebeau temps. Allez zou, je vais chercher le p’tit bouc, il est à une cinquantaine de kilomètres de chez moi.

Même pas perdue, j’ai juste un peu tourné dans deux communes. Je découvre donc mon nouveau pensionnaire : il s’appelle Rikiki, et franchement, il porte bien son nom ! Cela n’empêche qu’il est drôlement joli : noir et feu, de belles grandes cornes, un manteau de poil très long, il a une sacrée allure !

Bon, côté calinou, ya du boulot, mais ça viendra. De toute façon, le moment est trop stressant pour entamer les familiarités. Le voilà attaché dans ma voiture (on a enlevé depuis longtemps la banquette arrière de notre Panda, ce qui nous fait un bon coffre), et debout Rikiki est loin de toucher le plafond. Il n’a pas l’intention de se coucher pour le voyage. Il est franchement inquiet, je le comprends.

Je reprends la route avec mon nouveau protégé. J’ai ouvert ma fenêtre, il fait chaud. Ca permet aussi de renouveler l’air dans l’habitacle : Rikiki commence à embaumer dur ! Quarante cinq minutes de route en tout, moitié campagne moitié périphérique. J’ai dû refermer la fenêtre sur une petite portion d’autoroute, et j’ai pris toute la mesure de l’expression « ça sent l’bouc »…

Nous voilà enfin arrivés au pré. Je descends Rikiki et je le fais traverser le pré en direction des deux chèvres et de l’enclos. Mais il voit d’abord les chevaux au loin et s’arrête net. C’est quoi ces monstres !! Ah nan nan nan, j’ai peur, j’y vais pas. Mais j’suis où là ! Au s’cours !!!

J’arrive quand même à le tirer jusqu’à l’abri. Ah ! Des chèvres ! Cool ! Ouuaaahh, mais c’est qu’elles sont drôlement jolies ces biquettes.

Je lui présente Apostrophe. Comme c’est une chèvre alpine, Rikiki paraît franchement tout petit à côté d’elle. Mais il se sent pousser des ailes et veut l’emballer sur le champ ! Hé oh, tout doux Rikiki. Je lui présente Miss Daisy : bon, ok, mais c’est Apostrophe qui l’intéresse !

Les chevaux se sont approchés pour voir le nouvel arrivant. On se renifle de loin, on se jauge, mouai, bon, on verra plus tard.

Je mets Rikiki dans son petit enclos. Il reste dans un coin de l’abri pendant que je vais voir les chèvres. Miss Daisy est déchainée : j’ai l’idée de me cacher derrière sa niche pour jouer avec elle, et ça marche ! Il s’en suit un échange de j’te vois-j’te vois plus, de cabrioles, elle fonce sur la niche, saute sur le toit pour me surprendre, et repart à fond. Elle s’amuse comme une folle.

Il est temps de rentrer, une douche s’impose pour moi ! Un petit coup d’œil à Rikiki. Je préfère l’attacher dans l’enclos avec une corde de 10 mètres. Il pourra passer de l’abri à l’enclos sans problème, et s’il s’attaque à la clôture, il n’ira pas loin.  Je ne sais pas encore si mon enclos est assez solide pour contenir un bouc en rut, même un bouc tout rikiki !

Il goutte l’herbe grasse de printemps qui lui arrive au ventre. Il s’arrête et me regarde partir.

J’arrive chez moi, j’ouvre le coffre et les fenêtres de la voiture et vaporise du spray désinfectant et désodorisant partout. Mes fringues partent directement à la machine. J’aurai dû mettre mon sac en toile avec, il est « imprégné ». Même mon téléphone mobile sent le bouc ! On laisse la voiture grande ouverte toute la nuit, en espérant que cela suffise… C’est mon chéri qui y aura droit demain matin, moi je suis en moto !!!

Publié dans Chevaux au pré

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L’arrivée d’Apostrophe

Publié le par Pupucefreewoman

Comme Miss Daisy crie comme une sirène dès que nous partons du pré, l’idée de lui amener une copine chèvre s’imposa rapidement. Surtout que je ne doute pas de sa voracité, mais des ronces et des herbes que les chevaux ne mangent pas, il y en a beaucoup, et nous n’aurions pas trop de deux gentilles débroussailleuses !

Voilà donc la nouvelle copine de la Miss : Apostrophe. C’est une alpine de deux ans, sympa comme tout. Un peu maigrichonne et les ongles un peu long, un coup de vermifuge et une visite du maréchal ferrant devraient tout arranger.

Les premiers contacts entre les deux miss ne sont pas franchement amicaux lorsque nous faisons les présentations : Miss Daisy, qui du coup parait minuscule, se dresse sur ses postérieurs pour arriver à la hauteur d’Apostrophe, et une séance de tête contre tête - t’as vu mes yeux, t’as vu mes cornes - commence. Au bout de quelques minutes, chacune est attachée à bonne distance pour que la confrontation soit possible, mais évitable. Je me doute bien que, comme pour l’intégration d’un nouveau chat dans un groupe, il faut un peu de temps.

Le lendemain, toujours les mêmes chipies qui se chamaillent. Apostrophe mort même l’oreille de Miss Daisy. Bon allez, zou chacune dans son coin de pré. Pour laisser à Apostrophe le temps de s’habituer à l’endroit, aux chevaux, à Miss Daisy et à nous, je l’installe un  peu plus loin. Les deux cocottes se voient toujours, mais pas de contact pour l’instant, on réessayera dans une semaine.

Les chevaux pour leur part sont bien sûr intrigués par la nouvelle arrivante, et les présentations se font sans embrouille. Ils semblent beaucoup s’amuser à galoper en passant près d’elle, ce qui ne l’impressionne pas du tout.

 Miss Daisy de son côté, même si elle n’est plus la seule chèvre dans le pré, continue de crier son désespoir, debout sur sa niche, en me voyant partir…

Bienvenue Apostrophe !

Publié dans Chevaux au pré

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Un jeudi soir sur la Terre

Publié le par Pupucefreewoman

J’arrive hier soir au pré. Les chevaux et la chèvre sont dans la deuxième partie. Le temps que je traverse la première parcelle, et je suis repérée. Quassia et Urlevent arrivent d’un pas décidé. Super, les granulés arrivent !! Dans le fond, près de la mare, Miss Daisy, toujours attachée à son piquet, appelle. Hé oh ! J’suis là moi aussi !

Je dépose les seaux. Au menu : granulés (1 mesure pour Urlevent, 2 pour Quassia), on réduit les doses, maintenant que l’herbe pousse. Un kilo de carottes chacun, et quelques morceaux de pain.

Direction la niche en bois, à laquelle Miss Daisy n’a plus accès : forcément, à force de courir, de tourner et de virer, sa corde de 10 mètres est toute ratatinée. Je dépose le seau devant la Miss : une poignée de granulés, 3 petites carottes et 2 tartines de pain sec en morceaux. Youpi.

Elle mange d’abord les granulés. J’en profite pour sortir de terre le piquet tire-bouchon auquel elle est attachée, pour dévriller sa corde. Mais c’est qu’elle n’a pas le temps, la cocotte ! La voilà qui file, direction les chevaux. Au passage elle en profite pour manger les feuilles appétissantes qui se trouvent sur son chemin. Moi, en bout de corde, je dévrille et j’essaie de suivre ! En pleine forme, Miss Daisy décide de se payer un petit galop. Je cours derrière. Oup là, tout doux, on attend que les chevaux aient fini de manger pour aller les embêter. Pour patienter, elle se régale des feuilles d’herbe que les chevaux ne mangent pas, cool pour moi, ça de moins à m’occuper. Bon ça y est, les vieux grands dadais ont fini. Miss Daisy est impatiente. Quassia et Urlevent ont envie de jouer et ne se font pas prier pour partir au petit galop, la queue en panache. Derrière, Miss Daisy « fonce » (dans la mesure où ses petites jambes le lui permettent), agrémente sa course de cabrioles, et moi derrière je cours, mais c’est pas facile parce que je n’arrête pas de rire. Ce moment est génial : il fait bon, le soleil d’avril est tout doux, je suis en train de courir comme une zinzin dans un pré avec deux chevaux et une chèvre, et on s’amuse, et on est vachement bien là tous ensemble…

Publié dans Chevaux au pré

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Tchao Miss Biscotte

Publié le par Pupucefreewoman

Et voilà, la série continue. Après la disparition de Virgil, la mort de Chaussette, c’est notre lapine Miss Biscotte qui s’en va :-( .

Elle manquait d’appétit depuis quelques temps. Quand je l’ai prise dans mes bras pour lui couper les ongles, j’ai découvert qu’elle avait vraiment maigri. Je ne m’en étais pas aperçue avant, trop accaparée par Virgil et Chaussette.

Je l’ai emmenée de suite chez le véto de permanence. On a découvert qu’elle avait perdu ses deux dents du haut, et on a coupé celles du bas pour qu’elle puisse mieux manger. Si elle a des problèmes aux molaires, on ne peut rien faire tant qu’elle n’a pas repris de poids. Je l’ai nourrie à la seringue pendant deux semaines, à raison de 5-6 seringues de 1 ml de petit pot aux légumes ou compote 4 fois par jour. Elle a continué de manger spontanément de la pomme fraîche. Elle a continué de maigrir malgré tout.

Le lendemain de la visite chez le véto, elle a fait une convulsion dans mes bras, j’ai bien cru qu’elle était en train de mourir. Et puis elle est revenue à elle. Je me suis dis qu’elle faisait une crise de panique, vu qu’elle n’a jamais vraiment aimé être prise. Mon mari l’a vue faire une convulsion en pleine nuit, et revenir à elle au bout d’une minute.
Depuis deux jours, j’ai l’impression que lorsque je lui donne à manger, elle a des moments d’absence.

Jeudi midi : elle a fait une très forte convulsion. C’était terrible de la voir sursauter et se contorsionner. Je l’ai longtemps caressée. Elle a mis plusieurs minutes pour revenir à elle. Bon coup au moral, c’est mal parti.

Jeudi soir : je l’ai amenée chez la véto qui suit nos chats. Elle m’a donné des vitamines à mettre dans sa nourriture pour essayer de la requinquer. Biscotte a des grosseurs sous la mâchoire inférieure, problèmes de molaires confirmés. J’ai trouvé pas mal d’info à ce sujet sur le Net. Une mauvaise alimentation en est souvent la cause. Je suis navrée de lire maintenant seulement qu’il faut donner beaucoup de fruits et légumes au lapin nain. L’animalerie d’où elle vient m’avait dit exactement le contraire, que ce n’était pas bon pour eux et qu’il fallait donner des granulés spéciaux (qui coûtent une fortune, bien sûr) et des morceaux de bois (ils vendent à prix d’or des bouts de noisetier !) et très peu d’aliments frais.
Nouvelle convulsion samedi. Je la force à manger plus, en utilisant une seringue plus grosse.

Dimanche : encore une convulsion ce midi, moins forte que les deux dernières.

Dimanche  soir : impossible de lui faire finir son repas, elle est paniquée et essaie de s’échapper. Une fois de retour dans sa cage, elle se met le nez dans un coin et me donne l’impression qu’elle veut s’enfuir. Elle sursaute au moindre bruit. Je sens que la fin est proche.

Lundi matin : Toujours paniquée. Impossible de lui donner à manger. Elle a certainement de la fièvre, sa tête est chaude. Pas de crottes dans sa caisse. Nous ne pourrons pas l’aider à remonter la pente. Je décide de l’emmener ce soir chez le véto pour la faire euthanasier.

Lundi midi : voilà, c’est fini. Je l’ai retrouvée morte dans la cage. Fait ch…, elle n’avait que deux ans, Miss Biscotte.

Publié dans News

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