On dormait. On dormait bien même. Couchés à 23h00, wouaaaah, on était fiers de
nous. Et on dormait super bien, vraiment.
Du coup, quand on a entendu le bruit caractéristique du chat qui imite la moto (bbbeeeuuuuh, beeeeuuuuhhh, beeeeuuuuuhhh), le réveil fut sursautant. La silhouette d'un Pilou qui se prépare à rendre
le contenu de son estomac se dessinait dans la nuit. On n'avait pas envie nous de le voir, le contenu de son estomac, ni de le sentir.
Pilou était assis sur ma boite-à-bazar, autour de laquelle s'entasse des livres, des revues, et tout un tas de trucs et de machins. Pilou était tourné vers moi. En un quart de seconde je me
remémore ce qu'il y a entre lui et moi et j'ai juste le temps de balayer d'un revers de main mon téléphone portable, mon apn et mes lunettes avant qu'un liquide épais et malodorant ne se splashe
dessus.
J'ai espéré en allumant ma lampe de poche voir un jus clair et quelques brins d'herbe. Que nenni. L'odeur me confirma que non, pour cette fois ce sera un bouillon consistant de croquettes
prédigérées qui gouline en cascade sur mes bouquins. Pas question de se cacher sous la couette, le fumet passe à travers... Armée de mon essuie-tout, j'attaque, l'estomac au bord des lèvres. Faites
des gosses qui disaient...
Il est temps de passer un coup de tondeuse avant l'hiver. Pour ce faire, nous avons sorti la grosse artillerie, mirez plutôt...
En rang deux part deux, les tondeuses attaquent de front. C'est méthodique, c'est bordé, ya rien qui dépasse. Un coup dans un sens, un coup dans l'autre, le pré est ratiboisé de haut en bas et de
bas en haut, des fois que des brins d'herbes auraient échappé au premier passage (c'est du Wilkinson à quadruples lames).
En plus, on coordonne les paires... Hé oui, tant qu'à faire, autant faire ça joli !